Historique

 

Le Syndicat des communications de Radio-Canada existe sous ce nom depuis 1995 mais ses origines remontent en fait à bientôt 40 ans. C’est en 1968 qu’il a obtenu son accréditation sous l’appellation de Syndicat général du cinéma et de la télévision, section Radio-Canada, le SGCT. Il regroupait alors uniquement le personnel des salles de nouvelles des réseaux anglais et français ainsi que de RCI, soit, en tout, un peu moins de 200 personnes à Québec et à Montréal, qui constituaient le gros des effectifs.

Le SGCT, affilié à la CSN, qui l’a épaulé dès le début pour sortir de l’American Newspaper Guild, a, comme ses successeurs, une histoire marquée par des luttes courageuses.

En 1983, le Syndicat général du cinéma et de la télévision, section Radio-Canada, le SGCT, prend le nom de Syndicat des journalistes de Radio-Canada, le SJRC, affilié à la CSN. Peu de temps avant, ce regroupement avait vu ses effectifs doubler. Après une lutte de près de 10 ans, le Conseil canadien des relations de travail (CCRT), accorde en 1982 le statut d’employés aux journalistes contractuels des actualités et des affaires publiques. Ces journalistes étaient auparavant représentés par l’Union des artistes. Ils font donc leur entrée officielle dans le Syndicat des journalistes de Radio-Canada, mais il leur faudra attendre jusqu’à l’automne 1987 pour être régis par une convention collective.

En 1991, le Conseil canadien des relations de travail est engagé dans une révision des accréditations syndicales. Il verse alors au SJRC les journalistes de Moncton.

En 1995, le Syndicat des journalistes devient le Syndicat des communications de Radio-Canada puisqu’il représente désormais tout le personnel en ondes et le personnel de production. Le CCRT, devenu le CCRI, réorganise les structures syndicales à Radio-Canada en réduisant le nombre de syndicats au Québec et à Moncton à quatre. Le SCRC accueille alors des membres du Syndicat des employés de production du Québec et de l’Acadie (SEPQA), du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), de la Société des auteurs, recherchistes, documentalistes et compositeurs (SARDeC), de l’Association des correspondants à l’étranger (ACE), de l’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA), et de l’Association des professionnels et superviseurs (APS). Ainsi, les effectifs du syndicat triplaient presque.

Tant et si bien qu’aujourd’hui, la grande famille du Syndicat des communications de Radio-Canada regroupe des membres qui travaillent tant à l’affectation, au pupitre, à la recherche, qu’à la conception ou à la rédaction. Elle compte aussi des assistants(es) à la programmation, des assistants(es) et des adjoints(es) à la réalisation et des artisans à la production comme des bibliothécaires, des documentalistes, des médiathécaires, des sous-titreurs et des sténotypistes. Ce sont aussi les voix et les visages à l’animation et à la présentation ainsi que les commentateurs, les journalistes et les météorologues.