Info lettre #2

Québec : 7 à 10 jours consécutifs, une autre victoire

 

La saga des 10 jours consécutifs se poursuit à Québec, mais avec un dernier développement positif.

 

Une experte en ergonomie et une autre en psychologie du travail concluent dans leurs rapports que les affectations des caméramans de Québec sur des horaires de 10 jours consécutifs comportent des risques réels pour la santé et la sécurité des employés.

 

Ces deux rapports font suite à une plainte des employés, suivie d’une ordonnance du ministère fédéral du Travail (Emploi et Développement social Canada) contraignant Radio-Canada à évaluer les impacts de l’imposition de ces horaires atypiques chez les plaignants.

 

Dans les heures suivant le dépôt du premier rapport, le comité local de Santé et Sécurité au travail à Québec a voté une résolution demandant à Radio-Canada de revoir les conditions de travail des employés concernés et de mettre immédiatement un terme aux affectations sur 7 à 10 jours consécutifs.

 

La direction de Québec reconnaît l’importance d’agir, mais n’a pas fourni pour le moment un échéancier précis. Elle souhaite cependant une évolution « rapide » du dossier.

 

En attendant, les affectations sur 7 à 10 jours consécutifs seront vraisemblablement maintenues.

 

Extrait du rapport intitulé Étude des contraintes psychologiques vécues par les caméramans JE, signé par Maude Villeneuve :

 

« […] Cette étude parvient au diagnostic suivant :

  • L’exposition répétée aux cycles de travail atypiques comprenant des séquences dépassant cinq jours consécutifs et des périodes de repos diminués entraîne des risques en réduisant les périodes de récupération nécessaires à la réalisation du travail quotidien en bonne santé psychologique.
  • La fatigue engendrée par cette exposition répétée exacerbe l’impact de conflits intergroupes préexistants et occasionne des difficultés supplémentaires.

En vertu de ce diagnostic, la question des horaires doit être     révisée en conformité avec le contrat de travail unissant les parties afin de convenir d’un nouvel arrangement de temps permettant une récupération suffisante des ressources. »

Extrait du rapport de l’ergothérapeute Isabelle Gagnon :

« Il est ressorti de l’étude que les contraintes ergonomiques observées sont exacerbées par la durée de travail souvent prolongée au-delà de l’horaire prescrit (8 heures et plus travaillées), accompagnées de périodes de repos diminuées ceci, dans un contexte d’horaires de travail variables et atypiques présentant des séquences de 5 jours allant jusqu’à 7 à 10 jours de travail consécutifs. L’analyse a montré que des temps de récupération étaient parfois insuffisants au sein du quart de travail (plus du tiers du temps). Cela est aussi le cas après des longues séquences de travail d’une durée de 7 à 10 jours consécutifs qui ne sont suivies que de 2 jours de congé : une fatigue peut s’accumuler et résulter en une récupération physique et/ou cognitive insuffisante. »

À suivre…

 

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Une pionnière prend sa retraite

Le 24 novembre dernier, les membres de la colline Parlementaire à Québec ont souligné le départ à la retraite de Carole Baron après 34 ans de service à Radio-Canada.

 

Carole Baron a commencé sa carrière comme assistante-éclairagiste à CBVT. Elle est devenue par la suite monteuse et a terminé sa carrière comme chef technicienne au bureau de Radio-Canada à l’Assemblée nationale.

 

Elle a été la première femme à obtenir un poste permanent à la technique à Radio-Canada à Québec. Carole était également impliquée dans la défense des droits des membres. Avant son départ à la retraite, elle était coprésidente du comité local Santé et Sécurité au travail.

 

Le SCRC, par la voix de sa présidente Johanne Hémond, remercie Carole pour son engagement au sein du comité et lui souhaite une très bonne retraite.

 

Banal, l’accident ?

 

Aucun accident ne doit être considéré comme banal. C’est pourquoi il est important de déclarer tout événement malgré l’absence de symptômes immédiats (contusion, douleur, etc.). Ces deniers peuvent apparaître quelques jours ou quelques semaines plus tard. La déclaration de l’événement dès sa survenance facilite le lien que l’on doit établir entre le travail et le diagnostic émis par le médecin.

 

Les dossiers de lésions professionnelles sont des dossiers individuels. Si vous souhaitez que le syndicat vous aide à l’une ou l’autre des étapes, vous devez aviser votre délégué ou votre représentant en prévention ou toute personne du bureau syndical qui saura vous diriger vers la bonne ressource. Tous les dossiers de lésions professionnelles sont traités de manière confidentielle.

 

Lors d’une prochaine chronique, nous vous parlerons des différentes étapes et documents nécessaires à une bonne préparation des dossiers de lésions professionnelles.

 

S’il y a d’autres sujets que vous aimeriez voir traiter dans cette chronique, envoyez-nous vos questions, suggestions et commentaires à scrc@scrc.qc.ca ou mario.normandin@scrc.qc.ca

 

Si vous avez des informations ou des histoires que vous voulez partager sur cette info lettre, écrivez à l’adresse scrc@scrc.qc.ca 


Vous pouvez en tout temps consulter le site du syndicat, ou vous trouverez nos communiqués, l’information sur la négociation et de nombreuses informations utiles : www.scrc.qc.ca

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